Bredin Prat, Cliff et PwC ont organisé une conférence à l'occasion du lancement de l'édition annuelle du Guide "Cadre et Pratiques de Communication Financière" sur le thème "Notations ESG à l'épreuve des évolutions réglementaires et de l'essor de l’IA : regards croisés d’investisseurs, d’entreprises et d’experts sur leur qualité et leur avenir"
L'entrée en application le 2 juillet dernier du règlement européen (UE) 2024/3005 sur les activités de notation ESG vise à protéger les émetteurs évalués : droit de regard sur les données conduisant à la notation, possibilité de dialogue obligatoire avec les agences, transparence des méthodologies et de la double matérialité, distinction des piliers E, S et G... Parallèlement, l'utilisation de plus en plus intensive de l'IA par les différentes parties prenantes fait évoluer l'organisation du travail et des livrables de chacun.
Alexandra Boucheron, Présidente du Cliff, Directrice des Relations Investisseurs Groupe et de la Communication Financière et Extra‑financière d'Hermès, a introduit le débat a réuni :
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Elisabeth Gambert, Directrice RSE de L'Afep
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Marion Hory, Associée, reporting financier et de durabilité chez PwC France et Maghreb
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Caroline Le Meaux, Global Head of ESG Research, Engagement and Voting chez Amundi
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Mathilde Rodié, Directrice des Relations Investisseurs et de la Finance Durable de Danone.
Prés de 90 participants ont répondu présents.
Quelques enseignements :
- La nouvelle réglementation constitue une avancée importante (renforcement de la transparence des méthodologies, la gouvernance,…) mais elle ne garantit ni la qualité de la donnée ni l’harmonisation des méthodologies et des notations
- La donnée devient le véritable enjeu (disponible, fiable, compréhensible et contextualisée). Une donnée erronée en entrée peut conduire à une analyse erronée et l’IA peut ensuite la reproduire à grande échelle.
- L’IA change déjà la manière dont les données ESG sont collectées et exploitées. Pour les émetteurs, cela implique de penser leurs documents et leurs sites internet non seulement pour leurs lecteurs humains, mais aussi pour les outils d’IA : données structurées, facilement accessibles, clairement identifiées et contextualisées.
- Une notation ESG n’est pas nécessairement une vérité unique. La transparence sur les méthodes et les données devient ainsi essentielle.
- Les émetteurs doivent expliquer, contextualiser et rendre leurs données facilement accessibles.
- Le dialogue reste indispensable entre émetteurs, investisseurs et agences de notation.