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Colloque Com-mutations par Entreprises et Médias

Ven. 01|02|2019 de 08h45 à 13h00 Twitter Linkdin Facebook    

Le Cliff est partenaire de la deuxième édition de cette rencontre dédiée à l'analyse de transformations du monde de la communication et de l'influence, organisée par Entreprises & Médias, l'association des directeurs de communication, au Théâtre du Rond-Point. 

Muriel Pénicaud, ministre du travail, a ouvert le colloque ("Les réformes, c’est comme une stratégie de long terme pour les entreprises. Le temps long politique peut être perçu comme trop lent par rapport à ce que vivent les gens." - "La prise en compte de l’impact environnemental et sociétal des actions des entreprises est devenue une préoccupation majeure du monde économique. Avec la loi Pacte, la France montre qu’elle est en avance sur ces sujets." - "Une raison d’être ne peut pas seulement être définie par 3 personnes au sommet de l’entreprise »). Elle était interviewée par David Abiker, qui a également animé les deux tables rondes. 

Entreprises en mission ?

Quels changements augure le nouveau rôle des entreprises dans la société et comment la direction de la communication y participe-t-elle ? Comment formuler sa "raison d'être" ?

  • IntroductionKaren Lellouche, directrice associée BCG, a présenté l'étude exclusive "Raison d'être et performance" ("Qu'est-ce qu'on gagne à mettre en place une raison d'être au sein de son entreprise ? C'est d'abord un levier de réputation et notamment vis à vis des talents !")
  • Caroline Guillaumin, directrice de la communication et des ressources humaines Société Générale ("La complexité que nous vivons dans les entreprises du CAC40 nous a fait perdre du sens. Le travail que nous faisons sur la raison d’être sert à retrouver ce sens." - "Pourquoi on se lève le matin ? C’est assez clair pour ceux qui voient le client tous les jours. Attention à ne pas complexifier entre mission, vision, raison d’être, purpose... Plus on est proche du business plus on sait !" - "Nous voulons tous nous inscrire sur du long terme. Mais nous sommes pris par la tyrannie du court terme.")
  • Christel Heydemann, Présidente Directrice Générale Schneider Electric France ("Chez SchneiderElecFr, cela fait un moment que nous réaffirmons notre purpose pour aligner les intérêts de toutes nos parties prenantes.")
  • Adeline Challon-Kemoun, directrice communication, développement durable, marques et affaires publiques de Michelin ("Il y a une conscience extrêmement forte dans nos équipes que nous avons un rôle vis-à-vis de la planète. Il faut aider les salariés à prendre des décisions responsables. C’est la condition pour que la raison d'être dépasse la communication.")

Tous manipulés ?

Comment les consciences des citoyens vont-elles se forger dans un monde où l'accès à l'information se transforme et ouvre la voie à des pratiques qui menacent les principes démocratiques ?

  • Introduction : Albert Moukheiber, docteur en neurosciences, qui a expliqué le fonctionnement du cerveau face à l'information ("Le plus grand danger aujourd’hui n’est pas l’ignorance, mais l’illusion de la connaissance." - "Il conviendrait davantage de réhabiliter la complexité, afin de sortir d’une vision binaire et d'accepter qu’une information soit incomplète ou imprécise.")
  • Pierre Duprat, directeur communication Vinci Group (sur l’usurpation d’identité dont a été victime Vinci en novembre 2016 : "Le faux communiqué de presse a été largement médiatisé en quelques minutes.")
  • Grégoire Lemarchand, adjoint à la rédaction en chef et responsable cellule réseaux sociaux AFP ("Avant l'AFP ne s’intéressait qu’au vrai. Aujourd’hui, nous sommes obligés de débusquer les fausses informations, à travers notamment le factchecking." - "Est-ce que le pire n’est pas à venir ? La prochaine étape c’est le deep fake : grâce à des logiciels informatiques, nous pouvons recréer des images et des sons pour véhiculer des fausses informations.")
  • Bruno Patino, directeur éditorial Arte et directeur de l'école de journalisme de Sciences Po ("On ne peut pas cacher le faux, on va vivre au milieu du faux, il va falloir s’éduquer au faux." - "L’éducation et la régulation des fonctionnements sont des outils fondamentaux, tout comme la lutte contre la crédulité.")

Conclusion : Luc de Brabandière, senior advisor Boston Consulting Group, philosophe, spécialiste de la créativité et de l'innovation ("Une structure n’a pas de sens, tandis que le projet en a un ; une structure consomme de l’énergie tandis que le projet en produit. Remettons des mots sur le projet : vers où va-t-on ? La raison d'être donne de l’énergie a un projet." - "La raison d’être donne de l’énergie, les fake news nous en prennent.")

Voir une synthèse des débats par Le Blog du communicant.